Robin Mulhauser

Son histoire est étonnante. Elle ne ressemble en rien à celles généralement racontées à propos des pilotes des temps modernes, qu'on installe sur une moto alors qu'ils savent à peine marcher. Généralement, parce que papa le veut. Parce qu'il a essayé lui aussi, dans sa jeunesse, et que, souvent, il s'est heurté à des obstacles trop importants. Rien de cela avec Robin Mulhauser: "J'ai été élevé par mon oncle et ma tante, chez qui je suis resté jusqu'à l'âge de 12 ans, avant de rejoindre maman, quand je suis entré au collège." A l'adolescence, son oncle lui propose un marché, conscient que Robin n'est pas le plus assidu des étudiants: "Termine l'année premier de ta classe, tu me diras ensuite quel est le loisir sportif que tu aimerais pratiquer. Je ferai le nécessaire." Ce sera... la pocket-bike.

Robin Mulhauser s'essaie ensuite à la classe 125, en Allemagne. Mais au contraire de Thomas Lüthi et de Dominique Aegerter, il ne passe pas par la Coupe ADAC Junior, il s'attaque directement à l'IDM, avec une "vraie" moto de course. La marche est beaucoup trop élevée. La mécanique ne suit pas, sa Honda a déjà un long passé et, pendant deux saisons, il va jouer les galériens, victime d'abandons alors qu'il est pointé aux portes du top 15. C'est trop. Il lui faut changer d'air et il passe ainsi par la Coupe Yamaha R6 (600 cc), toujours en Allemagne, tout en poursuivant ses études: "Toute ma vie, je me souviendrai de mon premier podium; deuxième au Lausitzring, à 3 millièmes de seconde du vainqueur", sourit-il. Le quatre-temps semblant lui convenir, il tente alors sa chance en championnat du monde Supersport; mais là aussi, la marche est trop haute. En 2013, on le retrouve en championnat d'Europe Superstock 600. Le talent est là, on le sent, mais Robin Mulhauser peine à concrétiser (un podium); parfois par sa faute, souvent parce que les aléas de la course en décident ainsi. En juin, quand il tire le bilan de sa première moitié de saison, il ne se ment pas: "Je vais avoir 22 ans, j'ai six ans de moto derrière moi qui ne m'ont pas apporté grand-chose. Soit, pour 2014, je reçois une super offre, soit je retourne sur les bancs d'école."

Au cœur du même été, il est invité pour un test Moto2, organisé par CGBM Evolution, au Castellet (France). Il se retrouve ainsi au guidon d'une Suter MMX2 du team Technomag-carXpert! Deux mois plus tard, il participe au GP d'Aragon, en remplacement de Randy Krummenacher, convalescent (conséquences d'une commotion cérébrale). Ce n'est encore qu'une pige, une course pour voir, mais Robin marque les esprits autour de lui par sa manière d'appréhender ce premier week-end dans le monde des grands. Et la "super offre" dont il rêvait, arrive: deux ans de contrat avec une option pour une troisième avec le team suisse. Le voilà donc en GP, en 2014. Le Fribourgeois est émerveillé par ce qu'il voit, il mesure aussi pleinement le travail qui l'attend; pendant les essais hivernaux, il tombe encore trop. Lors des premiers GP, on détecte quelques bonnes et d'autres moins bonnes choses: "Il y a des données qui doivent rester secrètes, mais je peux vous garantir que lorsqu'on étudie les relevés de télémétrie de Robin, on y voit des choses étonnantes", confie, au cœur de l'année, le chef technique du team Technomag-carXpert, Gilles Bigot. Oui, ce qu'on avait déjà ressenti avec lui en championnat d'Europe Supertock 600 se confirme: ce jeune homme a "quelque chose en lui", mais il faut encore mettre un peu d'ordre dans tout cela. On ne lui demandait pas des résultats en cette première année d'apprentissage, on voulait juste voir une évolution au fil des courses. Elle est apparue en fin de saison, notamment en Aragon – seul circuit où il avait déjà roulé en GP, en 2013 –, et plus encore à Valencia, où il s'est battu pendant toute la course dans le top 15, avant de rater de peu ses premiers points mondiaux.

Date de naissance: 7.11.1991
Lieu de résidence: Fribourg (Suisse)
Numéro en Grand Prix: 70

Palmarès

Moto2All
Premier Grand Prix2013 - ARA
Première pole position - 
Premier tour le plus rapide - 
Premier podium -
Première victoire -
Victoires en GP00
2èmes places en GP00
3èmes places en GP00
Podiums00
Poles00
Tours le plus rapide00

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